Conception, direction et scénographie Michel Schweizer / 2019
Un spectacle de La Coma et de la Compagnie
L’Oiseau-Mouche

Collaboration artistique – Cécile Broqua
Scénographie Éric Blosse / Michel Schweizer
Création lumière – Éric Blosse
Conception sonore – Nicolas Barillot
Travail vocal et musical – Dalila Khatir
Conception et training Marionnette : Bérangère Vantusso Réalisation marionnette : Einat Landais
Régie générale – Jeff Yvenou
Accompagnement artistique – Caroline Decloitre
Accompagnants – Johann Daunoy, Justine Olivereau, Gwendal Wolf

Avec
Jonathan Allart
Marie-Claire Alpérine
Jérôme Chaudière
Dolorès Dallaire
Thierry Dupont
Florence Decourcelle
et Frédéric Foulon
Création
13, 14 et 15 mars 2019

Festival le Grand Bain – Le Gymnase CDCN, Roubaix

22 novembre 2019

Centre Dramatique National de Normandie-Rouen

3 et 4 décembre 2019

Théâtre d’Arles, scène conventionnée art et création – nouvelles écritures

Du 16 au 20 décembre 2019

La Villette à Paris

4 et 5 février 2020

Théâtre de Saint-Quentin-En-Yvelines, Scène Nationale

12 et 13 février 2020

Maison de la culture d’Amiens

10 mars 2020

Théâtre Molière-Sète, Scène Nationale archipel de Thau

12 et 13 mars 2020

Théâtre d’Arles, scène conventionnée art et création pour les nouvelles écritures

Du 24 au 26 mars 2020 (reporté)

Les 2 Scènes, Scène Nationale de Besançon

28 et 29 avril 2020 (annulé)

Bateau Feu, Scène Nationale de Dunkerque

5 et 6 mai 2020

TANDEM, Scène Nationale Arras-Douai

12 mai 2020

Phénix, Scène Nationale Valenciennes

Du 20 au 23 mai 2020 (reporté)

Festival Crossing the Line à Galway, Capitale européenne de la culture

4 et 5 juin 2020

Centre Culturel André Malraux, Scène Nationale Vandoeuvre-lès-Nancy

Production 2019 : Compagnie L’Oiseau-Mouche
Coproduction LA COMA, Le Gymnase | CDCN Roubaix dans le cadre du festival Le Grand Bain, La Grande halle de La Villette – Paris, Les 2 Scènes, scène nationale de Besançon, Le Bateau Feu, scène nationale Dunkerque, Théâtre d’Arles, scène conventionnée art et création – nouvelles écritures, Théâtre Molière-Sète, scène nationale archipel de Thau, Le TANDEM, scène nationale Arras-Douai, MA scène nationale – Pays de Montbéliard et Le Phénix, scène nationale Valenciennes

Quand j’ai abordé cette création avec ces sept comédiens, j’avais l’intuition forte qu’il me fallait les rencontrer sans idée préalable de ce que serait la forme, les contenus finals et de ne pas m’encombrer en usant d’un processus de travail déjà éprouvé au cours de mes nombreuses collaborations passées. Je savais juste que je m’attacherai à mettre en valeur leur personnalité et leur savoir-faire professionnel, tout en déjouant les attentes qu’ils pourraient susciter…une façon intentionnelle de réduire le confort et la situation du spectateur.

Je les ai invité à parler du monde, de leur place, à partir de leurs capacités sensibles à relever ce qui, dans leur vie sociale, les amène, entre autres, à être ou à devoir être. A situer finalement les dispositions du monde à leur donner une vie bonne…

Ce processus introspectif s’est adapté à leur différence, n’a rien forcé en prenant soin de situer et d’apprendre les limites de chacun à accepter, comprendre et intégrer la particularité de ces temps de répétitions. 

L’écriture du spectacle, son élaboration a donc respecté ce relief humain, il n’y avait rien à attendre, juste laisser advenir ce que le vivant désirait manifester.

Le résultat est une parole incisive, décalée, ironique incarnée par des présences singulières, dans un vis-à-vis qui ne laisse d’autre choix au spectateur que d’accepter la haute intensité de cette expérience et le trouble que suscite son rapport intime à l’altérité.

Aucune fiction donc pour neutraliser ce que le vivant donne à voir dans sa brutale expression. Nous sommes face à un échantillon d’humains reconnaissables par la place qu’ils occupent sur scène et par la passion qui les anime, celle d’être le miroir sensible de ce qui manque parfois à notre intégrité morale : le nécessaire sentiment du besoin de l’Autre.

Dans ce temps de déshumanisation à l’œuvre où la nature de nos cohabitations semble quelque peu préoccupée, la rencontre avec ces DIABLES contient donc la promesse d’apporter quelques vertus restauratrices, heureuses et bienvenues. L’œuvre ici nous rappelle le monde, la nécessité de préserver la valeur de nos humanités et d’accepter les différences qui enrichissent la coexistence de nos vies terrestres.

Une expérience diabolique donc qui remuera quiconque la partage comme un temps éphémère, provisoire et précieux de salut.

Michel Schweizer – octobre 2019